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Le chapelet du diable PDF Imprimer Envoyer

Si l'on suit le chemin qui serpente derrière le Roc branlant, à l'ombre d'une forêt de chênes et de châtaigniers qui semble s'être remise des stigmates de la tempête de 1999, on arrive devant un chaos granitique de grande taille. C'est ce que l'on appelle le "Chapelet du Diable". L'origine géologique admise est naturelle, ce paysage a été sculpté au fil des ans par l'érosion due à l'eau, très abondante en la région, et qui n'est pas pour rien dans la verdure qui a fait dire à Jules Verne que ce "Périgord est vert".

Chapelet du diable à Saint-Estèphe

Un ruisseau, provenant du grand étang situé non loin de là, passe sous ce chaos granitique. On ne peut pas le voir mais on peut l'entendre, c'est probablement ce qui a excité l'imaginaire de nos ancêtres qui voyaient là un avatar de la lutte entre des forces démoniaques et protectrices. La légende qui est parvenue jusqu'à nous, mélange curieux de paganisme celtique et de christianisme, raconte ceci : "Un beau jour, le diable arriva dans la région et rencontra aux alentours du grand étang un moine, sans nul doute un des religieux du prieuré de Badeix. Effrayé par cette rencontre, le moine prit la fuite. Pour ralentir le Malin, il ôta le chapelet béni qu'il portait autour de son cou et le jeta à la face du diable. Le chapelet se brisa, et les perles qui se dispersèrent formèrent ce chaos granitique."

Au détour d'une promenade, on peut apprécier, à la droite du chapelet en arrivant depuis le Roc branlant, un bief (canal de dérivation) qui n'est plus utilisé mais qui durant des années servit à capter une partie des eaux de la Doue, qu'il conduisait ensuite jusqu'au village des Petits Moulins où il servait justement à faire fonctionner les moulins que l'on trouve là bas.

En contrebas de cet ouvrage hydraulique, on peut voir un lavoir qui servait autrefois au rouissage des bottes de chanvre. Cette opération, qui sentait très mauvais, consistait simplement à laisser "pourrir" (étymologiquement, rouir signifie pourrir en ancien français) la plante. Par la suite il était bien plus aisé d'enlever les fibres de chanvre et de les exploiter.

L'ancien lavoir

Cette construction servait également de lavoir hors des périodes de rouissage.

 
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Curiosités naturelles